Des frelons à pattes jaunes à Paris

Focus

Mise à jour le 05/02/2026

illustration frelon
Des frelons à pattes jaunes peuvent être observés à Paris. On vous explique la conduite à suivre si vous en voyez.

Le frelon à pattes jaunes

Depuis son introduction accidentelle, vers 2004 dans le Sud-Ouest de la France, cette espèce a envahi toute la France métropolitaine. La progression de l’espèce est suivie par les chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle qui cartographient notamment la présence de ses nids sur l’ensemble du territoire national.Le premier nid de frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) a été découvert en 2016 dans le jardin des plantes sur un bâtiment du Muséum national d’histoire naturelle.

Le frelon à pattes jaunes peut être détecté à partir de mars (femelles fondatrices de potentielles nouvelles colonies), et le pic de population dans les colonies s’étend de septembre à octobre, jusqu’à plus de 2.000 individus par nid, dont plus de 500 fondatrices émergeront en automne pour fonder les colonies de l’année suivante. Au printemps les fondatrices établissent les premiers nids, dits primaires. Très territoriales, elles se battent entre elles pour conquérir un territoire et beaucoup mourront. Les estimations projettent que 1 à 5% des reines ayant hibernées arrivent à fonder une nouvelle colonie.

Comme les autres frelons, le frelon à pattes jaunes est un chasseur généraliste qui s’attaque à une très grande variété de proies pour nourrir ses larves. Outre les abeilles, il s’attaque aux guêpes, mouches, papillons ainsi qu’aux araignées.

Les adultes se nourrissent de liquides sucrés (miellat, nectar, miel…) et du liquide riche en protéines que régurgitent les larves. À l’automne, ils mangent aussi la chair des fruits mûrs.

En milieu urbain, le frelon nourrit ses larves principalement d’abeilles domestiques, sans doute en raison de leur plus grande présence, où elles représentent 66% des proies contre 35% en milieu agricole et 33% en milieu forestier. En zone urbaine dense, cette part peut aller jusqu’à 80%.Son aire de répartition progresse d’environ 60 à 70 kilomètres par an. Arrivé en Île-de-France dès 2012, il était présent dans tous les départements de la petite couronne francilienne en 2015.

Contrairement au frelon européen qui se rencontre régulièrement en forêt ou en campagne, le frelon à pattes jaunes a une préférence pour le milieu urbain. Il y retrouve des conditions qui lui sont chers : des arbres isolés, des façades de pierre similaires aux pans rocheux et des températures plus clémentes.

Les observations entre 2004 et 2016, montrent que près de 53% des nids étaient localisés dans une zone urbaine ou péri-urbaine, 38% en milieu agricole, et 8% en forêt et zones naturelles (prairies, landes…) et moins de 1% en milieu humide.

Que faire si vous découvrez un nid ?


Revenir en hautDes frelons à pattes jaunes peuvent être observés à Paris. On vous explique la conduite à suivre si vous en voyez.

Le frelon à pattes jaunes

Depuis son introduction accidentelle, vers 2004 dans le Sud-Ouest de la France, cette espèce a envahi toute la France métropolitaine. La progression de l’espèce est suivie par les chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle qui cartographient notamment la présence de ses nids sur l’ensemble du territoire national.Le premier nid de frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) a été découvert en 2016 dans le jardin des plantes sur un bâtiment du Muséum national d’histoire naturelle.

Le frelon à pattes jaunes peut être détecté à partir de mars (femelles fondatrices de potentielles nouvelles colonies), et le pic de population dans les colonies s’étend de septembre à octobre, jusqu’à plus de 2.000 individus par nid, dont plus de 500 fondatrices émergeront en automne pour fonder les colonies de l’année suivante. Au printemps les fondatrices établissent les premiers nids, dits primaires. Très territoriales, elles se battent entre elles pour conquérir un territoire et beaucoup mourront. Les estimations projettent que 1 à 5% des reines ayant hibernées arrivent à fonder une nouvelle colonie.

Comme les autres frelons, le frelon à pattes jaunes est un chasseur généraliste qui s’attaque à une très grande variété de proies pour nourrir ses larves. Outre les abeilles, il s’attaque aux guêpes, mouches, papillons ainsi qu’aux araignées.

Les adultes se nourrissent de liquides sucrés (miellat, nectar, miel…) et du liquide riche en protéines que régurgitent les larves. À l’automne, ils mangent aussi la chair des fruits mûrs.

En milieu urbain, le frelon nourrit ses larves principalement d’abeilles domestiques, sans doute en raison de leur plus grande présence, où elles représentent 66% des proies contre 35% en milieu agricole et 33% en milieu forestier. En zone urbaine dense, cette part peut aller jusqu’à 80%.Son aire de répartition progresse d’environ 60 à 70 kilomètres par an. Arrivé en Île-de-France dès 2012, il était présent dans tous les départements de la petite couronne francilienne en 2015.

Contrairement au frelon européen qui se rencontre régulièrement en forêt ou en campagne, le frelon à pattes jaunes a une préférence pour le milieu urbain. Il y retrouve des conditions qui lui sont chers : des arbres isolés, des façades de pierre similaires aux pans rocheux et des températures plus clémentes.

Les observations entre 2004 et 2016, montrent que près de 53% des nids étaient localisés dans une zone urbaine ou péri-urbaine, 38% en milieu agricole, et 8% en forêt et zones naturelles (prairies, landes…) et moins de 1% en milieu humide.

Que faire si vous découvrez un nid ?

Y a t-il des risques ?

Cette espèce dite exotique envahissante pose des problèmes économiques, sanitaires et environnementaux.

Les risques économiques

Le secteur apicole est particulièrement touché car les abeilles sociales sont ses proies favorites, qui n’ont pas de stratégie efficace de défense contre le frelon à pattes jaunes. Les attaques répétées sur les ruches durant la fin d’été et le début d’automne est un facteur aggravant le risque de mortalité des colonies et impactant les productions apicoles.L’espèce a été classée danger sanitaire pour les abeilles en 2012.

Les risques pour la santé

Les frelons ne sont pas agressifs lorsqu’ils volent en solitaire. Comme les autres hyménoptères sociaux (abeilles domestiques, guêpes ou frelons d’Europe), les frelons à pattes jaunes attaquent lorsqu’ils se sentent menacés, par des gestes brusques par exemple, ou si l’on s’approche à moins de cinq mètres de leur nid. En cas de dérangement, une colonie de frelon à pattes jaunes peut adopter un comportement agressif afin de défendre son nid. Il faut notamment demeurer extrêmement prudent face aux très gros nids observés dans les arbres (à partir du mois d’août). Le venin des Frelons à pattes jaunes n’est pas plus toxique que celui des abeilles, guêpes… Mais il reste dangereux principalement pour les personnes allergiques.

À ce jour, les centres d’urgence n’ont pas enregistré d’augmentation des incidents liés à des piqures d’hyménoptères (abeilles, frelons, guêpes) mais sa forte présence nécessite une vigilance accrue.

Les risque environnementaux

Si le frelon à pattes jaunes prédate de nombreuses abeilles domestiques il s’attaque aussi à de nombreuses espèces sauvages d’insectes et d’araignées, ajoutant un facteur supplémentaire à la dégradation de la biodiversité.

Pour limiter son impact, la destruction des nids de frelons à pattes jaunes demeure sans doute la solution la plus efficace.

Le piégeage des frelons au printemps ou en automne (à cette saison à proximité du rucher) peut être envisagé à la condition d’utiliser les pièges les plus sélectifs existants et durant une période limitée. En effet, le manque de sélectivité (à l’heure actuelle max. 30%) entraine la destruction d’un nombre non négligeable d’espèces sauvages.

Stratégie d'action et de suivi